Association des amis de Geneviève Gallois

Événements de l'année 2019

Prière de mars

Homélie du pape François

Lors de la dernière Cène, Jésus donne son corps et son sang à travers le pain et le vin, pour nous laisser le mémorial de son sacrifice d’amour infini. Avec ce « viatique » plein de grâce, les disciples ont tout ce qui leur est nécessaire pour leur chemin tout au long de l’histoire, pour annoncer à tous le Royaume de Dieu. Le don que Jésus a fait de lui-même, en s’immolant volontairement sur la croix, sera pour eux lumière et force. Et ce Pain de vie est venu jusqu’à nous ! L’Eglise n’en finit jamais de s’émerveiller devant cette réalité. Un émerveillement qui nourrit toujours sa contemplation, son adoration et sa mémoire. C’est ce que nous montre un très beau texte de la liturgie  le répons de la deuxième lecture de l’Office des Lectures, qui dit ceci : « Reconnaissez en ce pain celui qui a été crucifié et dans le calice le sang jailli de son côté. Prenez et mangez le corps du Christ, buvez son sang : parce que vous êtes maintenant membres du Christ. Pour ne pas vous désagréger, mangez ce lien de communion ; pour ne pas vous avilir, buvez le prix de votre rachat. »

Demandons-nous : que signifie, aujourd’hui, se désagréger et s’avilir, se désagréger et s’avilir ?
Nous nous désagrégeons quand nous ne sommes pas dociles à la Parole du Seigneur, quand nous ne vivons pas la fraternité entre nous, quand nous sommes en compétition pour occuper les premiers postes – les « grimpeurs » -, quand nous ne trouvons pas le courage de témoigner de la charité, quand nous ne sommes pas capables d’offrir l’espérance. C’est ainsi que nous nous désagrégeons.
L’Eucharistie nous permet de ne pas nous désagréger, parce qu’elle est un lien de communion, elle est l’accomplissement de l’Alliance, signe vivant de l’amour du Christ qui s’est humilié et annihilé pour que nous restions unis. En participant à l’Eucharistie et en nous en nourrissant, nous sommes insérés dans une marche qui n’admet pas de divisions. Le Christ présent au milieu de nous, sous le signe du pain et du vin, exige que la force de l’amour dépasse toute déchirure et, en même temps, qu’elle devienne communion, même avec le plus pauvre, soutien pour celui qui est faible, attention fraternelle pour ceux qui ont du mal à porter le poids de la vie quotidienne. Et courent le danger de perdre la foi.
Et que signifie aujourd’hui pour nous « s’avilir », ou encore diluer notre dignité chrétienne ? Cela signifie nous laisser atteindre par les idolâtries de notre temps : le paraître, la consommation, le moi au centre de tout ; mais aussi la compétition, l’arrogance comme comportement vainqueur, l’incapacité à admettre que l’on s’est trompé ou que l’on est dans le besoin. Tout ceci nous avilit, fait de nous des chrétiens médiocres, tièdes, insipides, païens.
Jésus a versé son sang comme prix et bain afin que nous soyons purifiés de tous nos péchés : pour ne pas nous avilir, regardons-le, abreuvons-nous à sa source pour être préservés du risque de la corruption. Alors, nous ferons l’expérience de la grâce d’une transformation : nous resterons toujours de pauvres pécheurs, mais le sang du Christ nous libèrera de nos péchés et nous rendra notre dignité. Il nous libèrera de la corruption. Sans mérite de notre part, avec une humilité sincère, nous pourrons apporter l’amour de notre Seigneur et Sauveur à nos frères. Nous serons ses yeux qui vont à la recherche de Zachée et de Madeleine ; nous serons sa main qui secourt les malades dans leur corps et dans leur esprit ; nous serons son cœur qui aime ceux qui ont besoin de réconciliation, de miséricorde et de compréhension.
Ainsi, l’Eucharistie actualise l’Alliance qui nous sanctifie, nous purifie et nous unit dans une admirable communion avec Dieu. Ainsi nous apprenons que l’eucharistie n’est pas la récompense des bons, mais la force des faibles, des pécheurs, le pardon, le viatique qui nous aide à marcher, avancer. (...)
Bientôt, tandis que nous marcherons dans la rue, sentons-nous en communion avec nos nombreux frères et sœurs qui ne sont pas libres d’exprimer leur foi dans le Seigneur Jésus. Sentons-nous unis à eux : chantons avec eux, louons avec eux, adorons avec eux. Et vénérons dans notre cœur ces frères et sœurs auxquels il a été demandé le sacrifice de la vie par fidélité au Christ : que leur sang, uni à celui du Seigneur, soit un gage de paix et de réconciliation pour le monde entier.
Et n’oublions pas : pour ne pas vous désagréger, mangez ce lien de communion, pour ne pas vous avilir, buvez le prix de votre rachat.
© Traduction de Zenit, Constance Roques, avec A. Bourdin pour les ajouts

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Prière de février

Catéchèse du pape François

Chers frères et sœurs, bonjour !
Le paradis n’est pas un lieu de conte de fée, et encore moins un jardin enchanté. Le paradis est l’étreinte avec Dieu, Amour infini, et nous y entrons grâce à Jésus, qui est mort sur la croix pour nous. Là où est Jésus, se trouvent la miséricorde et le bonheur ; sans lui, se trouvent le froid et les ténèbres. À l’heure de la mort, le chrétien redit à Jésus : « Souviens-toi de moi ». Et même si plus personne ne se souvenait de nous, Jésus est là, à côté de nous. Il veut nous emmener dans le lieu le plus beau qui existe. Il veut nous y emmener avec ce peu ou beaucoup de bien qu’il y a eu dans notre vie, pour que rien ne soit perdu de ce qu’il avait déjà racheté. Et dans la maison du Père, il emportera aussi tout ce qui, en nous, a encore besoin de rachat : les manques et les erreurs d’une vie entière. C’est cela, le but de notre existence : que tout s’accomplisse et soit transformé en amour.

Si nous croyons cela, la mort cesse de nous faire peur et nous pouvons même espérer partir de ce monde de manière sereine, avec une grande confiance. Celui qui a connu Jésus ne craint plus rien. Et nous pourrons redire nous aussi les paroles du vieillard Siméon, lui aussi béni par sa rencontre avec le Christ, après une vie entière consumée dans l’attente : « Maintenant, ô Maître souverain, tu peux laisser ton serviteur s’en aller en paix, selon ta parole. Car mes yeux ont vu le salut » (Lc 2,29-30).

Et à cet instant, enfin, nous n’aurons plus besoin de rien, nous ne verrons plus de manière confuse. Nous ne pleurerons plus inutilement parce que tout est passé ; même les prophéties, même la connaissance. Mais l’amour, non, il demeure. Parce que « l’amour ne passera jamais » (cf. 1 Cor 13,8).

Audience générale du mercredi 25 octobre 2017
© Traduction de Zenit, Hélène Ginabat

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Meilleurs vŒux

Prière de janvier

La prière de l'Abbé Couturier*

Seigneur, toi qui, à la veille de mourir pour nous,
as prié pour que tes disciples soient parfaitement un,
comme toi en ton Père et ton Père en toi,
fais-nous ressentir l’infidélité de notre désunion.

Donne-nous la loyauté de reconnaître
et le courage de rejeter ce qui se cache en nous
d’indifférence, de méfiance et même d’hostilité muette.

Accorde-nous de nous rencontrer tous en toi,
afin que, de nos âmes et de nos lèvres,
monte incessamment ta prière pour l’unité de tous,
telle que tu la veux, par les moyens que tu veux.

En toi, qui es la charité parfaite,
fais-nous trouver la voie qui conduit à l’unité,
dans l’obéissance à ton amour et à ta vérité.

Amen

*pionnier de l'œcuménisme, qui a impulsé la semaine de prière pour l'unité des chrétiens (18-25 janvier)
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