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Association des amis de Geneviève Gallois

Un peu d'histoire

La Révolution française et l'Empire


Louise-Adelaïde de Bourbon-Condé,
en religion Mère Marie-Joseph de la Miséricorde

Dès 1789, la famille de Condé quitte la France.

Après un essai de vie religieuse chez les capucines, à Turin, la princesse Louise rejoint Dom de Lestrange et les cisterciennes en Suisse. La guerre les oblige à fuir jusqu'en Russie.

En 1802, elle fait profession religieuse à Varsovie, chez les Bénédictines du Saint Sacrement...

Devant l'avance des troupes napoléoniennes, elle devra fuir de nouveau, vers l'Angleterre... elle reviendra en France, après 25 ans d'exil, au terme d'un périple de quelques 6000 km.

 

La Restauration


Monastère du temple

En 1814, Louis XVIII fait don à sa cousine, la princesse Louise-Adélaïde de Bourbon Condé, du domaine du Temple afin d'y établir un monastère en souvenir de la famille royale incarcérée à la Tour du Temple pendant la Révolution.

Née en 1757, elle est la fille du Prince de Condé. Orpheline de mère à 3 ans, elle est élevée par sa grand-tante, abbesse de Beaumont-les- Tours. Les fastes de Chantilly, plus tard, ne l’éblouissent pas. A la demande de Louis XVI, elle est élue abbesse des chanoinesses de Remiremont ; mais la tourmente révolutionnaire l’oblige à s’exiler. Elle rejoint finalement Dom de Lestranges et son monastère de trappistines en Suisse à Sembrancher, où elle prend l’habit et le nom de Sœur Marie-Joseph. Mais la guerre va jeter moines et moniales sur les routes jusqu’en Russie. Elle fera enfin profession religieuse chez les Bénédictines du Saint Sacrement à Varsovie le 21 septembre 1802, sous le nom de Sœur Marie-Joseph de la Miséricorde. L’arrivée des armées napoléoniennes l’oblige à fuir une nouvelle fois en Angleterre, jusqu’en 1814. C’est à son retour en France qu’elle fonde, en 1816, le monastère du Temple dont elle devient la 1ère Prieure. Elle y meurt en 1824.
La crypte de l’église de Limon abrite son tombeau et quelques souvenirs de la famille royale et des Condé.

 

La seconde République


Monastère du temple

Les tracas commencent peu après la disparition de la fondatrice. Les Domaines contestent la donation de Louis XVIII.
A la chute de Louis Philippe en 1848, le gouvernement révoque la donation du Temple et donne 15 jours aux religieuses pour quitter les lieux.

La Communauté achète un hôtel particulier 20 rue Monsieur à Paris et l'aménage en monastère.

Le petit pensionnat, ouvert dès la fondation, permet aux sœurs de gagner leur vie.

 

La suppression de l'enseignement religieux


Meudon

A la suite des lois anticléricales du début du XXème siècle, la communauté qui avait un statut de congrégation enseignante est, en 1904, déclarée dissoute et ses biens mis sous séquestre.

Les soeurs restent cependant à Paris jusqu'en 1938.

A la fin de longs procès entre les héritiers de la princesse, le monastère est mis en vente.

En attendant de pouvoir construire à Limon, les moniales avaient loué, à Meudon, un immeuble de la Fondation Brignole-Galliera pour 3 années, que la seconde guerre mondiale prolongera en 13 années.

 

Aujourd'hui : Limon


Limon

La propriété a été achetée en 1931, mais la construction du monastère ne débute qu'en juin 1950, la première pierre de l'église est posée par Mgr Roncalli, futur Jean XXIII.

Les moniales s'installent enfin à Limon en novembre 1951...

La communauté, devenue très nombreuse, essaima près d’Aix-en- Provence à Jouques, en 1967. Devenue l’Abbaye Notre Dame de Fidélité, elle essaima à son tour à Rosans (Hautes Alpes), sous le patronage de Notre Dame de Miséricorde, puis au Bénin à Péporyiakou, Notre Dame de l’Écoute. Une moniale, Mère Geneviève Gallois (1888-1962), l’auteur de « la Vie du Petit St Placide », réalisa les vitraux de notre église. Ses écrits ont la même profondeur de pensée et la même saveur que ses dessins. Une association, « Les amis de Geneviève Gallois », s’est donnée pour tâche de la faire connaître. On peut voir un nombre important de ses œuvres au musée qui lui est consacré dans la crypte de l’Abbaye.

Pour en savoir plus : un musée retrace cette histoire, visites sur rendez-vous.

 

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Abbaye bénédictine Saint-Louis du Temple

Abbaye Saint-Louis du Temple
Limon

91430 Vauhallan

+33 1 69 85 21 00