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Concert de vièle - 14 mars 2010
Rachel Méegens, vièle à archet
Musicienne et musicologue, elle s’est formée au répertoire classique ainsi qu’à la musique ancienne, notamment médiévale, qu’elle inclut aujourd’hui dans des projets artistiques ou pédagogiques originaux.

María Andrea Parias, chant.
Née à Bogota en 1980, elle suit des études musicales à l’Université Pontificale Javeriana, où elle étudie le chant auprès de Andres Rojas. Elle rejoint ensuite le conservatoire Erik Satie du VIIe arrondissement pour suivre les cours de Gisèle Fixe avant d’intégrer la classe de chant grégorien du Conservatoire National Supérieur de musique et de Danse de Paris (CNSMDP). Elle aborde en particulier les répertoires anciens et se forme également au Centre de Musique Baroque de Versailles et au centre de Musique Médiévale de Paris. Elle se produit régulièrement avec divers ensembles, notamment les voix de femmes du Chœur Grégorien de Paris. En 2004, elle a participé à la saison musicale de l’abbaye de Royaumont sous la direction de Laurence Brisset et l’ensemble de Caelis.
PROGRAMME 1ère PARTIE
Le lai du Laustic, d’après Marie de France.
Il était une fois, dans la Bretagne médiévale, un chevalier amoureux d’une noble dame, qu’il retrouvait chaque nuit à sa fenêtre, au chant du rossignol…
Ecoutez… Sa voix mélodieuse nous invite à voyager, en poésie et en musique, dans l’univers du XIIème siècle et de l’amour courtois…
Pièces instrumentales jouées au cours du récit :
"Les oisellons de mon païs", Gace Brulé
"Amors, qui souprent", anonyme
"En avril au tens pascour", anonyme
"In splendoribus sanctorum", anonyme
"La douz voiz du rossignol sauvage", du Châtelain de Coucy
"Li roussignous », Thibault de Champagne
PROGRAMME 2ème PARTIE
Les figures féminines de la Dame et de la Vierge sont liées dans la lyrique courtoise médiévale par leurs qualités communes de beauté intérieure et de sagesse.
Si l’on ne peut pas dire que la Dame de la lyrique courtoise représente une simple transposition de la figure mariale à un contexte profane, il semble cependant que, du fait que cette nouvelle figure se soit développée dans une société empreinte d’une profonde révérence à l’égard de la Vierge, elle en ait hérité certains traits. Elle est forte d’une bonté et d’une noblesse d’âme dignes de Marie ; l’adoration que lui voue son amant confine d’ailleurs au sacré. Ainsi, au XIIe siècle, André le Chapelain recommande à l’amant, dans son Traité de l’Amour, « de s’efforcer de servir la Dame afin qu’il puisse être illuminé de sa grâce… ».
Le programme au détour de pièces allant des chansons de trouvères et de troubadours, de chants grégoriens et de pièces monophoniques du répertoire liturgique de l’école de Notre-Dame de Paris, met en évidence les liens unissant les deux figures, ainsi que la détresse de l’amant face aux refus de sa Dame.
- Douce Dame
- Salve Regina
- Quant vois le Temps
- Improvisation à la vièle
- Santa Maria loei
- Angelis suis mandavit de te
- Beata viscera
- Improvisation à la vièle
- Brid one breere
- Can vei la lauzeta mover Canso
- Improvisation à la vièle
- Quis dabit capiti
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Rondeau de Jehan de Lescurel (? – 1304)
Antienne Cistercienne (XIIe siècle)
Chanson du trouvère Gace Brulé (1170-1220?)
Cantiga 200 (ms. ?) (XIIIe siècle)
Répons grégorien de l’Avent (version du XIIe siècle)
Conduit – Ecole de Notre-Dame de Paris (XIIIe )
Chanson anglaise (XIIIe siècle)
du troubadour Bernard de Ventadorn (XIIe siècle)
Conduit (Manuscrit de las Huelgas, XIVe siècle)
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