Association des amis de Geneviève Gallois

Homélies du Père Léonard NADEMBEGA

Nuit de Noël 2017

Frères et sœurs, nous voici au rendez-vous de Noël. J’emprunte les paroles de l'ange pour vous saluer et vous accueillir : « Gloire à Dieu au plus haut des Cieux et paix aux hommes qu'il aime. Paix à vous, accourus de près ou de loin, femmes, hommes, jeunes, enfants, paix à vous !

Après ces salutations avec les mots de l'ange, j'ai une question à vous poser : Qu'êtes-vous venus voir ici cette nuit? Peut-être êtes-vous venus ici pour trouver un peu de repos et de consolation, oublier pendant une heure au moins vos soucis ordinaires. Ce n'est déjà pas mal, mais j'ose croire qu'à l'intime de vous-mêmes, plus profondément, vous êtes venus à la recherche d'une étoile ou d'un guide, à l'écoute d'un appel, d'une voix qui pourrait vous dire une parole de vie, une parole d'espérance au cœur d'une existence où nous peinons parfois à trouver du sens.

Alors, rassurez-vous : vous avez frappé à la bonne porte: Ce soir, Dieu nous fait le meilleur cadeau qu'il a pour nous. Ce n'est pas quelque chose, mais quelqu'un, son propre Fils et c'est un Sauveur.

Voyez-vous, la terre et ses richesses n'arrivent pas à nous combler. Ce soir, nous sommes venus auprès de Dieu lui-même. Il se donne à voir dans le visage d'un enfant couché dans une mangeoire. Avant nous, il y a eu des bergers, qui, une nuit, il y'a plus de 2000 ans maintenant, suite au message d'un envoyé céleste, se sont décidés à aller jusqu'à Bethleem pour voir ce qui était arrivé. Depuis ce temps, Dieu est venu habiter avec nous, et nous pouvons nous approcher de lui, le toucher, lui parler et l'écouter.

Je voudrais vous dire que c'est un grand risque  que vous avez pris en venant ici ce soir comme les bergers pour voir ce qui est arrivé.
(Bicyclette d’un participant à la Messe de l’Abbaye)

Car, on ne peut vraiment rencontrer Dieu en cet enfant et repartir indifférents. Les bergers, eux, étaient repartis en glorifiant Dieu. Qui sait? Peut-être ferez-vous de même ce soir en quittant cette église, lorsque dans le silence de votre prière et de votre méditation devant la grotte, vous sentirez monter en vous l'envie de pleurer de joie de vous savoir aimés de Dieu et sauvés. Puis, l'enfant de la crèche que vous verrez ce soir, devant qui vous vous émerveillerez-si on a encore le sens de l’émerveillement-cet enfant vient nous extirper des ténèbres et de l'obscurantisme de toute sorte et vous ne repartirez pas d'ici sans une étincelle de sa lumière : «  le peuple qui marchait dans les ténèbres, a vu se lever une grande lumière. »

En écoutant les textes de Noël, nous apprenons que Dieu est passé par des chemins de pauvreté et d'humilité pour venir jusqu'à nous et nous ne pouvons aller à lui sans passer par les mêmes chemins. Dieu en devenant l'un de nous se donne à contempler, sous les traits d'un faible, d'un innocent, d'un enfant inoffensif et désarmé. Vous, s'il vous était donné d'être Dieu, accepteriez-vous de naître dans une grotte et qu'on dépose votre divin corps dans une mangeoire ? Jésus lui, savait au fond, pourquoi il voulait passer par ce chemin et nous admirons là, la pédagogie de Dieu: il pouvait naître à Rome dans le palais impérial. Il pouvait naître à Athènes, fameuse pour sa philosophie. Il pouvait naître à Jérusalem, la ville sainte. Il pouvait choisir de surgir dans un tremblement de terre. En faisant ainsi, il aurait donné raison à ceux qui croient que Dieu ne s'intéresse pas eux à cause de leur pauvreté, et alors, rien n'aurait changé dans notre histoire. Bien au contraire, il a voulu naître dans l'humilité pour donner une nouvelle espérance à tous, car si tous ne peuvent pas être riches et puissants, tous peuvent être sauvés. Et si sa naissance était annoncée par toute l'armée du ciel, il se sera imposé à nous de force ; il nous aurait fait fuir pas sa puissance et sa majesté de Fils de Dieu. C’est pourquoi ne peuvent le reconnaître que ceux qui ont un cœur et des yeux d'enfants, et ne peuvent être ses amis que ceux qui ont un regard hospitalier envers les petits, les humbles de toutes sortes.

L'on nous dit que cette nuit-là, Joseph et Marie n'ont pas eu la place à l'auberge .Dieu, quoi que citoyen du ciel n'a aucun complexe d'infériorité à habiter chez nous. Aujourd’hui, il veut habiter surtout dans notre cœur. Noël, c'est Dieu qui vient frapper à notre porte et redit à chacun de nous, « si tu veux aujourd'hui, je viens habiter chez toi » Alors, en repartant d'ici, pensons à faire suffisamment de place dans notre cœur pour que Jésus y naisse et qu'il soit au chaud. .Il est né lors d'un recensement et s'est fait compter au nombre des humains. Il est désormais notre frère en humanité. Si nous l'accueillons vraiment comme un frère, il fera de nous des dieux; et s'il s'est fait homme, c'est qu'il nous invite à voir Dieu en tout homme. Désormais, accueillir et aimer un frère quel qu’il soit, c’est accueillir Dieu lui-même !
Je ne saurais finir sans vous inviter à une pensée pieuse pour ceux qui ne connaîtront pas la joie de Noël, soit parce qu'ils sont malades, sans logis, ou encore pour d'autres raisons. Que Jésus qui s'appelle aussi Emmanuel, Dieu avec nous, Prince de la paix, Merveilleux Conseiller, Dieu fort, depuis les bras de sa Mère et notre Mère Marie, donne à notre monde et à chacun de nous une bénédiction porteuse de paix, de foi, d'espérance et d'amour.  Amen.

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